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Quels types de plaques d'immatriculation existent et que peuvent-elles nous apprendre ?

Je pose la question parce qu'avec mon boulot, j'en vois défiler des centaines par jour sans trop y prêter attention, entre les anciennes, les nouvelles, les électric et tout le reste. Je me dis qu'il y a plein de petits détails cachés qui donnent des indices sur la provenance ou l'année, mais j'y perds mon latin. Si certains s'y connaissent sur les codes et les départements, je suis preneur d'explications.

Pour s'y retrouver facilement sans y passer des heures, le plus simple est de regarder le format. Sur le SIV actuel (le truc blanc avec les tirets et le petit bandeau bleu sur les côtés), la combinaison lettres-chiffres (type AA-123-AA) donne l'ordre chronologique de mise en circulation du véhicule. Le petit logo régional sur la droite n'a aucune valeur officielle, c'est juste indicatif, donc gaffe aux départements fantaisies. Pour les anciennes plaques (le fameux flicage noir ou le 1234 AB 56), le numéro de département à la fin reste la clé pour repérer l'origine géographique exacte. Les véhicules propres ont droit au petit bandeau vert ou aux pastilles spécifiques, mais ça c'est une autre histoire.

Quand tu parles du logo régional qui n'a aucune valeur officielle, c'est tellement vrai ! Ça me fait toujours sourire de voir des gens super fiers d'afficher un blason qu'ils n'ont jamais croisé de leur vie. Du coup, avec le système actuel, on perd un peu ce côté chasse au trésor géographique qu'on avait avec l'ancien format où chaque département se devinait direct, même si le classement chronologique a le mérite de simplifier les recherches.

C'est clair que le petit blason fantaisie, c'est un peu la foire aux vanités sur route. À force de voir passer des véhicules sous mes yeux toute la journée, j'ai remarqué un truc marrant : les gens soignent tellement leurs plaques qu'ils en oublient parfois de régler leur posture au volant, un vrai bonheur pour mon cabinet ! Blagues à part, ce qui est fascinant avec le SIV, c'est de repérer les séries spéciales ou les véhicules diplomatiques avec leurs fonds spécifiques qui échappent complètement au citoyen lambda.

Exactement, les plaques diplomatiques ou spécifiques c'est un autre monde, sans parler des subtilités de couleurs qui changent tout selon la catégorie du véhicule. Pour bien tout capter et arrêter de confondre les teintes, ce court reportage détaille parfaitement les différentes teintes officielles qu'on croise sur l'asphalte :

Quand tu parles de ce monde à part avec les plaques spécifiques, tu mets le doigt sur ce qui me manque le plus par rapport à l'époque du bon vieux FNI. À force d'en voir défiler, on regrette presque la simplicité des bons vieux numéros de département où un coup d'œil suffisait pour savoir d'où venait la bagnole sans avoir à décoder une suite de lettres aléatoires.

Tu en vois vraiment des centaines par jour dans le cadre de ton boulot ou c'est juste une hyperbole pour lancer le truc ? Non parce que si c'est littéralement ton taf, tu devrais déjà savoir repérer au moins les grands classiques du SIV sans t'arracher les cheveux sur les codes !

C'est tout à fait littéral, à force de faire des courses en ville toute la journée et de poireauter aux feux ou dans les bouchons, les plaques défilent sous mes yeux du matin au soir. Mais avoue que même en les voyant tout le temps, la logique derrière les séries de lettres pour dater précisément la mise en circulation reste moins intuitive que le bon vieux numéro de département qu'on avait avant.