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Quel est votre avis sur le modèle Mitsubishi 4000GT conçu par Matthew Parsons ?

J'ai découvert ce concept en naviguant sur le net l'autre soir entre deux courses, et la ligne m'a vraiment tapé dans l'œil. Bon, niveau pratique pour charger des valises dans le coffre je sais pas trop ce que ça donne, mais question design je trouve que ça change vraiment de ce qu'on voit partout en ce moment sur les routes. Les proportions ont l'air super équilibrées sur les rendus 3D. Vous en pensez quoi vous, réalisable ou juste un délire de designer sur papier ?

Faut arrêter de se voiler la face cinq minutes avec les rendus 3D de Matthew Parsons. Tout le monde s'enflamme parce que les lignes sont jolies sur un écran OLED bien calibré, mais la vraie vie, c'est pas un salon de l'auto virtuel ou un jeu vidéo. Concrètement, le ratio poids-puissance évoqué dans les specs préliminaires frôle l'aberration pour un châssis grand public, et l'aérodynamisme avec un Cx pareil sur une caisse aussi basse va poser des soucis thermiques monstrueux au niveau du refroidissement moteur, surtout dans les bouchons estivaux. On parle d'une bagnole avec un empattement de 2,65 mètres et des porte-à-faux réduits à portion congrue, ce qui veut dire que le moindre dos d'âne un peu trop zélé va arracher le bouclier avant en fibre de carbone tressée. Les chiffres parlent d'eux-mêmes : 82% des concept-cars sortis de la planche à dessin de designers indépendants ne passent jamais le stade des crash-tests européens sans subir une refonte structurelle totale qui massacre le design original. Alors oui, la filiation esthétique avec les anciennes sportives de la marque est indéniable, ça flatte la rétine des nostalgiques sur les réseaux sociaux, mais niveau viabilité industrielle, c'est du pipeau marketing pur et dur. La rigidité torsionnelle annoncée à 34 000 Nm par degré est purement théorique vu la surface vitrée et l'absence apparente de montants B renforcés. Si un équipementier s'amuse à industrialiser ça sans diviser par deux les ambitions esthétiques de Parsons, le prix de vente va exploser au-delà des 150 000 euros, transformant l'objet en simple pièce de collection inaccessible pour un pékin moyen. Arrêtons de fantasmer sur du vent numérique et regardez plutôt la réalité des chaînes de montage actuelles qui galèrent déjà à aligner des portières de citadines correctement.

Pour avoir passé assez d'années sur le terrain à constater les dégâts des modifications esthétiques non homologuées sur nos routes, je peux vous dire que ce genre de concept ne verra jamais les départementales. Entre les normes de choc piéton qui exigent un minimum de souplesse sur le bouclier avant et l'impossibilité d'installer la moindre plaque d'immatriculation aux dimensions réglementaires sans gâcher la ligne, les services des mines opposeraient un refus catégorique dès le premier coup d'œil. Autant se replonger dans les catalogues des années 90 où les coupés avaient une vraie gueule tout en restant capables de prendre un dos d'âne sans y laisser le carter d'huile.

Les contraintes réglementaires et thermiques soulignées ici mettent bien en lumière le fossé entre la liberté du design numérique et la dureté de l'ingénierie automobile. Pour rendre ce genre de projet viable sans dénaturer le trait initial, la seule alternative serait de basculer sur une production en série très limitée, type carrossier, à l'instar de ce que font certains artisans pour des passionnés fortunés. Sinon, autant effectivement se tourner vers des modèles existants sur le marché de l'occasion qui offrent déjà un compromis acceptable entre ligne racée et usage quotidien.

Merci pour toutes ces analyses techniques, c'est super instructif 🚗💨. Je vais garder ma vieille berline encore un moment du coup 👍.

C'est vrai que de voir ces images en mouvement pose encore plus de questions sur la faisabilité réelle sur nos bitumes.

Ça donne une bonne idée du volume général, mais est-ce que ça roulerait vraiment sans encombre en ville ?

En voyant cette vidéo, je me dis que gérer des angles aussi tendus en production, ça doit être un vrai casse-tête, un peu comme réussir une pièce montée un jour de grosse canicule sans que la crème ne détrempe les biscuits. Mais bon, pour en revenir à la route, les suspensions risquent vraiment de souffrir sur nos pavés citadins.

C'est tellement vrai pour la pâtisserie, la moindre variation de température et tout s'écroule 🎂😅. Pour en revenir à la vidéo et aux suspensions sur nos pavés, ça me rappelle un peu ces vieilles sportives où on sentait chaque caillou passer, mais au moins elles avaient une vraie âme sur route 🚗💨.

Exactement, c'est cette sensation brute qui manque cruellement sur les modèles récents aseptisés 🚗💨. Quand je pense aux vieux tacots qu'on conduisait il y a vingt ans, on savait pourquoi on tenait le volant 🎯. Et pour les suspensions rigides, ça me rappelle le comportement de certains karts de compétition où chaque aspérité de la piste se répercute instantanément dans les bras 🏁.

Comparer une caisse moderne à un kart de compétition sur route ouverte, faut vraiment aimer se détruire les vertèbres pour le plaisir. Vos karts, ils n'ont pas de contrôle technique à passer ni de passagers à trimballer sous la pluie dans des nids-de-poule. Faut arrêter de confondre sensations de pilotage et absence totale d'amortissement viable sur le réseau routier.

Le confort d'une berline moderne reste quand même préférable pour préserver son dos après une longue journée, surtout quand on voit l'état de la voirie en zone urbaine. Les sensations pures ont leur charme sur circuit, mais au quotidien, un minimum de filtration des vibrations s'impose pour éviter les tensions musculaires chroniques.

Entièrement d'accord avec ce point de vue, préserver ses lombaires après des heures passées assis à patrouiller ou au bureau, ça n'a pas de prix. Les suspensions ultra-dures, c'est bon pour les gamins ou les circuits fermés, pas pour affronter les nids-de-poule de nos centres-villes.